L’approche runique

L’approche runique, c’est aborder les Runes en tant que symboles de sagesse universelle. C’est voyager dans le temps et la culture nordiques, se laisser bercer par des récits fantastiques, empreints de subtilité et de beauté : mythes et cosmogonie nous transportent, dans une grande ouverture d’esprit. C’est donner libre cours …

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Nuits d’Hiver

Vetrnætr, ou Nuits d’hiver, est composé de deux mots :

  • vetr : l’hiver
  • nætr : (la forme plurielle de nátt), nuits.

Vers la mi-octobre, lorsque la lumière du soleil déclinait, soit 28 jours après l’équinoxe d’automne, Vetrnaetr (Nuits d’hiver, en vieux norrois) célébrait la fin de l’Été nordique et annonçait la venue de l’Hiver.

Lors d’un blot, tous se rassemblaient pour partager de grands repas en l’honneur des Elfes, des Dises, d’Odin ou de Freyr, que l’on remerciait pour les récoltes engrangées, tout en leur demandant protection contre la rigueur de l’hiver naissant. 

C’était donc le moment de donner une partie de ce que l’on avait récolté au cours de l’été, à la fois en guise de remerciement mais aussi en tribu pour un hiver favorable.

Vetrnaetr était l’un des trois temps forts de l’année (Avec le Milieu de l’Hiver et le Début de l’été).

Un moment unique de convivialité, dans l’obscurité croissante et les vents froids du Nord. 

Un temps pour remercier et se rassembler. 

Esprit de l’Hiver

Une autre vision du temps

La fête de Jul (ou Jolablot) est une ancienne célébration hivernale qui puise ses racines dans l’ancien calendrier nordique.

Celui-ci était essentiellement divisé en deux saisons : le misseri d’hiver, qui s’étalait de la mi-octobre à la mi-avril, et le misseri d’été.

Chacune de ces deux saisons se composait de six phases lunaires. Des célébrations, ou blots, accompagnaient solstices et équinoxes, sans pour autant les marquer précisément.

Julablot correspondait à la première pleine lune suivant le solstice d’hiver, ce qui correspond à notre mois de janvier. Au plus profond de l’hiver nordique, cet entre-temps sacré sanctifiait le cycle de la vie.

On ne sait pas grand-chose sur cette fête, qui offrait probablement une occasion d’honorer les dieux pour les récoltes de l’année précédente et d’invoquer leur générosité pour que la terre continue d’être fertile et les troupeaux, abondants.

L’amalgame avec le 25 décembre et la fête de Noël est dû à Haakon Ier de Norvège, conversion au christianisme oblige.

Le Thorrablot islandais

Il y avait un homme nommé Fornjot. Il avait trois fils; l’un s’appelait Hler, le deuxième Logi et le troisième Kari. Kari régnait sur les vents, mais Logi régnait sur le feu et Hler régnait sur la mer. Kari était le père de Jökul, le Glacier, père du roi Snaer (Neige). Les enfants du roi Snaer étaient Þorri, Fönn, Drifa et Mjöll. Þorri était un roi noble. Il règna sur le Gothland, le Kvenland et la Finlande. Les Kvens le célébraient pour qu’il y ait de la neige, qu’elle apporte de bonnes choses à chasser et que les déplacements à skis fussent bons. C’était leur moisson. Ce sacrifice devait avoir lieu au milieu de l’hiver et le mois de Thorri a été appelé ainsi après cela. D’après De Flateyjarbók

Au milieu de l’hiver nordique, Thorrablot occupait une place prépondérante dans les pratiques saisonnières de l’Islande ancienne.

Cette célébration coïncide avec le mois de Thorri ou Þorri (Le Þ se prononce comme le « th » anglais). C’est le quatrième mois d’hiver, lorsque Snær (Neige) et ses enfants Þorri (Neige gelée), Fönn (Congère), Drifa (Chute de neige) et Mjöll (Neige poudreuse) gouvernent la terre.

La christianisation entraîna sa disparition, avant qu’un groupe d’étudiants islandais ne la remette au goût du jour, en 1873. 

Thorrablot se situe entre la mi-janvier et la mi-février, pendant les jours les plus sombres et les plus froids de l’année. On se réunit entre amis et familles et on honore, à travers des recettes assez inhabituelles, un patrimoine culinaire islandais relié à une période où l’on devait principalement sa subsistance à des aliments fumés ou marinés lors de l’année précédente.

Thorrablot célèbre le dernier grand mois de l’Hiver islandais, juste avant que la lumière ne revienne imperceptiblement.

Source

Midsummer

Célébrer la Lumière au milieu de l’Été.

Lorsqu’il est question des anciennes célébrations nordiques, une question se pose généralement : faut-il y inclure Midsummer ?

Rien ne prouve qu’il existait à l’origine une fête nordique liée au Solstice d’été.

D’un point de vue historique, la principale preuve de cette fête est liée à un ouvrage écrit en Norvège à la fin du XIIe siècle, où il est dit du roi missionnaire Olaf Tryggvason qu’il interdit les fêtes et les sacrifices païens, à la place desquels il ordonna Noël, Pâques, la Saint-Jean et la Saint-Michel.

Cette période de l’année est donc souvent omise lors du décompte des principales fêtes de l’année.

Au-delà de ce casse-tête, Midsummer est un temps pour célébrer la lumière à son apogée.

Combien de fois avons-nous été reconnaissants pour les rayons du soleil qui dorent les blés, l’herbe sous nos pieds nus, les abeilles, le parfum des fleurs, et le goût des fruits murs gorgés de lumière ?

Un temps de gratitude pour aborder la seconde moitié de l’année dans un « Été d’esprit » plus enthousiaste.

C’est avant tout cela, Midsummer.

Les Aettir

Champ d'été

Aett de Freyr

Découvrez l’Aett de Freyr, qui initie le tout premier voyage au cœur des Runes et plongez dans la mythologie nordique.

Chaque Rune possède un nom.

L’initiale de ce nom nous indique le son attaché à la Rune. Il en est ainsi pour toute les Runes, sauf Elhaz, qui exprime le Z.

Ce nom est également riche d’une symbolique intimement liée à l’idéogramme de la Rune.

1 : Fehu, F, directement attachée à Freyr, représente le bétail, le Feu primal du volcan. Elle symbolise la richesse et part du principe que celle-ci doit circuler. Fehu est une Rune de commencement.

2 : Uruz, U, représente l’aurochs et symbolise l’endurance, la maturation du projet, la gestation. Le projet initié par Fehu reçoit son réceptacle.

3 : Thurisaz, Th, la Rune de Thor, représente l’épine, la défense.

4 : Ansuz, A, représente un estuaire, la bouche, la communication. C’est aussi la Rune d’Odin, le souffle divin, l’inspiration.

5 : Raidho, R, est une Rune équestre. Elle représente le cavalier et le chemin, le déplacement organisé, le rythme, la cadence.

6 : Kenaz, K, représente une torche. Elle est le feu domestiqué, la connaissance.

7 : Gebo, G, représente le don. Elle est l’échange, la générosité, le partage.

8 : Wunjo, W, représente la bannière, le clan, la joie d’être ensemble. Elle est aussi la girouette, qui sait suivre le sens du vent.

Aett d'Hagalaz

L’Aett d’Hagalaz

Découvrez l’Aett d’Hagalaz et plongez au cœur des Éléments de la cosmogonie nordique.

Chaque Rune possède un nom.

L’initiale de ce nom nous indique le son attaché à la Rune. Il en est ainsi pour toute les Runes, sauf Elhaz, qui exprime le Z.

Ce nom est également riche d’une symbolique intimement liée à l’idéogramme de la Rune.

9 : Hagalaz, H, représente la Grêle et symbolise la destruction temporaire. Cette rune a donné son nom à l’Aett d’Hagalaz.

10 : Naudhiz, N, représente le Besoin. Cette Rune symbolise la nécessité, la restriction.

11 : Isa, I, représente la Glace et symbolise l’introspection, une période d’immobilité, la concentration, l’identité profonde.

12 : Jera, J (Y), représente l’Année et symbolise le cycle, la récolte et l’abondance.

13 : Eihwaz, E, représente l’If et symbolise le passage vers un autre plan.

14 : Perthro, P, représente le Cornet à dès et symbolise le destin, le secret, la délivrance.

15 : Elhaz, Z, représente l’Elan (ou le cygne, lorsqu’on le nomme Algiz) et symbolise la protection, la connexion au divin.

16 : Sowilo, S, représente le Soleil et symbolise la victoire.

Tyr and Fenrir-John Bauer - Týr — Wikipédia

Aett de Tyr

L’Aett de Tyr est le troisième Aett de l’ancien Futhark.

Chaque Rune possède un nom. L’initiale de ce nom nous indique le son attaché à la Rune. Il en est ainsi pour toute les Runes, sauf Elhaz, qui exprime le Z.

Ce nom est également riche d’une symbolique intimement liée à l’idéogramme de la Rune.

17 : Tiwaz, T, représente le dieu Tyr et symbolise les responsabilités, l’engagement, la justice. Cette rune ouvre l’Aett de Tyr.

18 : Berkano, B, représente le Bouleau et symbolise la déesse mère, la fertilité, le renouveau.

19 : Ehwaz, E, représente le Cheval et symbolise le double, le transport, la mise en mouvement.

20 : Mannaz, M, représente l’Humanité et symbolise le mental, l’individualité.

21 : Laguz, L, représente l’Eau et symbolise la croissance, la purification.

22 : Ingwaz, Ng, représente le dieu Ing et symbolise la graine, l’enveloppe, la germination.

24 : Dagaz, D, représente l’aube, le point du jour et symbolise l’équilibre des polarités.

24 : Othalaz, O, représente le Clos et symbolise tout héritage, nos acquis.

Image mise en avant : Tyr et Fenhrir, John Bauer (1911).

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